Après l'affaire UBS, c'est le deuxième sujet important en cette session de printemps des Chambres fédérales: le vote la semaine prochaine sur la prolongation du moratoire portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). En 2005, le peuple avait accepté en votation populaire d'instaurer un moratoire de 5 ans pour les OGM. 
Ce moratoire arrive à échéance en fin d'année.
Nous sommes aujourd'hui environ 7 milliards d'habitant-e-s sur terre et aurions suffisamment de produits alimentaires pour nourrir 12 milliards de personnes. Malgré ce fait, 100'000 personnes meurent quotidiennement à cause de la faim ou en raison des conséquences directes de celle-ci. Cela démontre clairement que la faim est une conséquence de la distribution injuste de la nourriture et donc des inégalités sociales. Au lieu de réduire ce creux entre les pays industrialisés et le tiers-monde en faisant une meilleure répartition, de plus en plus, la recherche agricole internationale et des agences de développement comme la Banque mondiale misent sur des projets purement technologiques, pour produire plus de nourriture, les OGM. 
Ceci est inacceptable ! L'OGM n'est pas la solution ! 
Il faut absolument trouver des solutions crédibles à cette problématique de mal répartition de la nourriture et les OGM n’en font vraiment pas parti !
Les OGM sont nuisibles à la santé s'ils sont consommés et le risque de dissémination rend la cohabitation avec les cultures traditionnelles impossible.
Il faut absolument prolonger ce moratoire au niveau suisse et éradiquer ce ''fléau'' au niveau planétaire !
 
 
Je suis en premier lieu très satisfait du refus par les citoyennes et citoyens de la baisse du taux de conversion du 2ème pilier. Ce résultat ne me surprend pas, le peuple l'avait bien compris: en constatant que les assurances privées ont investis environ 10 millions de francs dans la campagne il a bien compris que si ces entreprises investissent autant dans cette campagne de votation c'est bien la preuve qu'elles y ont à gagner passablement avec une telle baisse sur leur dos. Ce qui a également mené à ce résultat est que la campagne de votation a été menée de manière exemplaire, une gauche unie avec les associations de consommateurs qui ont utilisés tous les moyens à disposition: que ce soit la rue, internet, ou encore des lettres personnalisés ont été les recettes pour ce refus si important.
Concernant l'initiative pour l'institution d'un avocat pour les animaux: je ne suis pas non-plus surpris qu'elle a également été balayée. Je me permets de tirer la conclusion suivante: la population n'est pas opposée à la protection des animaux mais est d'avis qu'avec un avocat de la protection des animaux l'ont va trop loin, l'on humanise ainsi trop les animaux.
La raison pour laquelle je m'était abstenu à ce sujet résidait dans le fait qu'au delà qu'il est bien de soutenir et d'être derrière toute proposition qui tente d'encore améliorer d'avantage la protection des animaux, l'on crée avec un avocat des animaux une illégalité de traitement entre les animaux sauvages et les animaux domestiques et dans une mentalité socialiste où l'on s'oppose à tout système à deux vitesses que ce soit contre un système scolaire à deux vitesses, un système de santé à deux vitesses qu'il fallait également pas non-plus soutenir haut et fort un système de protection des animaux à deux vitesses même si ce sont des convictions proches des miennes.
Je ne suis pas non-plus surpris de l'acceptation de l'arrêté fédéral portant sur la recherche sur l'être humain. Ce texte n'était pas très contesté. Je m'étais abstenu également pour cet objet compte tenu que j'ai trouvé dérangeant qu'il soit autorisé pour la première fois à ce niveau, la recherche sur des personnes incapables de discernement. 
Je suis pour finir également content de l'acceptation d'HarmoS dans le canton de Fribourg. Je suis soulagé que le peuple ne s'est fait pas avoir et instrumentaliser par des opposants qui sont venus faire la campagne contre l'objet depuis le Canton de Zurich.
 
 
Le grand sujet en ce début de session de l'Assemblée fédérale à Berne: le vote sur la création ou non d'une Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'affaire UBS. 
Je soutiens de vive voix l'appel du Groupe socialiste aux Chambres d'en crée une.
Même s'il existe déjà une commission pouvant enquêter, la commission de gestion, une CEP doit être crée car la commission de gestion est limitée dans ses droits alors qu'une CEP peut exiger d'avoir accès à tous les documents, même les plus sensibles et les plus confidentiels et elle peut également convoquer pour un entretien qui elle veut et comme elle l'entend.
Même s'il l'on sait déjà passablement sur l'ensemble de l'affaire UBS et que peu de résultats pourraient en ressortir après la dissolution de la commission, il est tout de même important d'en crée une compte tenu qu'il est primordial pour l'image de la Confédération, qu'il n'y ait plus de doutes, plus d'importants questionnements, sur un dossier si important comme celui-ci. 
Surtout vis-à-vis du peuple, il est important que tout, vraiment tout sois tiré au clair.
Quant à la présidence de la commission elle doit revenir au Parti socialiste, en l'occurrence à Alain Berset. Le PS est le parti le plus actif dans ce domaine et surtout le seul parti gouvernemental à n'avoir jamais marchandé de quelle manière que ce soit avec les grandes banques, c'est donc le parti le plus crédible en ayant toujours eu une ligne clair en la matière. Alain Berset, mon camarade Conseiller aux Etats, a les compétences, l'expérience, les connaissances nécessaires pour présider cette commission et de la mener à bien.
 
 
La ville de Lausanne l'a annoncé hier: elle s'apprête à engager dès cet été ou dès l'été 2011, plusieurs migrant-e-s ne disposant pas de statut ''légal'', au sein de son administration.
Cette décision prise par l'exécutif doit encore été avalisé par le législatif de la ville prochainement, elle a de fortes chances d'aboutir.
J'accueil positivement de vive voix cette décision. 
En Suisse, tout adolescent ayant fini sa scolarité obligatoire a la possibilité s'il en a les capacités, de faire le collège / gymnase ou autres écoles par la suite. 
Malheureusement, c'est différent en ce qui concerne la formation professionnelle: la possibilité d'effectuer un apprentissage n'est en principe qu'ouvert qu'aux personnes ayants des papiers. 
Cela a comme conséquence que les personnes étant en situation ''illégale'' et qui ne parviennent pas à se rendre dans une école après le Cycle d'Orientation, ce qui est souvent le cas, se retrouvent complètement bloqué-e-s.
J'espère que cette décision à Lausanne fera bouger les choses.
Il n'est pas acceptable pour un pays comme le nôtre, que des jeunes ayants grandis ici, même en irrégularité, aient autant de difficultés pour obtenir un permis de travail, autant de difficultés pour légaliser leur situation.
C'est une vraie problématique qui doit être résolue ! 
C'est en n'offrant aucune véritable perspective à certain-e-s migrant-e-s qu'on les pousses à la criminalité, qu'ils et elles se retrouvent à commettre certains délits compte tenu qu'ils et elles ont l'impression d'avoir pas de véritable avenir et se sentent rejeté-e-s.
Alors qu'en leur donnant du boulot, un avenir, cela diminuerait déjà de nombreux problèmes liés à la criminalité juvénile, on leur donnerait des chances d'intégration dans la société.
 
 
 1 X NON  &  2 X LIBERTE DE VOTE LE 7 MARS - SUISSE 

NON à la modification du 19 décembre 2008 de la loi fédérale sur la prévoyance professionnelle vieillesse, survivants et invalidité (LPP) (Taux de conversion minimal)
LIBERTE DE VOTE à l’arrêté fédéral relatif à un article constitutionnel concernant la recherche sur l’être humain
LIBERTE DE VOTE à l’initiative populaire «Contre les mauvais traitements envers les animaux et pour une meilleure protection juridique de ces derniers (Initiative pour l’institution d’un avocat de la protection des animaux)»  

2 X OUI LE 7 MARS - FRIBOURG

OUI à la
loi du 12 février 2009 portant adhésion du canton de Fribourg à l’accord intercantonal sur l’harmonisation de la scolarité obligatoire
OUI à la loi du 16 novembre 2009 sur la péréquation financière (LPFI)
 
 
Cela semble être une nouvelle politique menée par la Garde Aérienne Suisse de Sauvetage (REGA): une recherche d'optimisation des coûts pouvant aller même jusqu'à la suppression totale ou partielle d'une base aérienne.
C'est ce qui est constaté actuellement dans le canton de Glaris.
La REGA prévoit de fermer dès l'été 2010, la Base aérienne de sauvetage de Mollis durant 8 mois par année.
Il est probable qu'avec cette fermeture la limite maximale de durée d'intervention fixée par l'interassociation suisse de sauvetage ne soit pas respectée et ceci est inacceptable !
Avec la suppression d'une base c'est toute la région de celle-ci qui pert en attractivité car la qualité d'intervention n'y peut plus être garantie comme avant.
La REGA n'a pas de problèmes financiers et arrive toujours à avoir un bon bilan à ce niveau, même si elle doit depuis quelques temps payer un impôt sur les montants qu'elle perçoit de ses donateurs et peut donc se permettre de garder l'ensemble de ses bases aériennes !
 
 
C'est une mesure soutenue par de nombreuses personnes du PS et également par une majorité de député-e-s au Grand Conseil fribourgeois qui ont décidé à la mi-novembre 2009 de soumettre au Conseil National et au Conseil des Etats une initiative cantonale allant dans ce sens: l'interdiction des jeux vidéo violents.
Je ne joue pas moi-même à ce genre de jeux et ai comme les partisans d'une telle interdiction également de la peine à voir quel plaisir l'on peut avoir à jouer à de tels jeux.
La raison pour laquelle je m'oppose à une interdiction est que je ne vois pas la raison pour laquelle il faut prendre cette mesure.
Les partisans affirment qu'il y a un fort risque que toute personne qui joue à des jeux violents ne reproduise en réalité ce qu'elle fait dans ces jeux: ce que je conteste en ce qui concernent les adultes.
Au lieu de complètement interdire à toutes et tous les jeux vidéos violents, il faut que les différentes limites d'âges qu'il existe suivant les jeux ne soient plus ''un âge conseillé'' mais ''un âge obligatoire'' pour l'acheter, comme c'est le cas pour l'alcool et la cigarette, pour la protection de la jeunesse.
Le problème actuel qu'il existe est que par exemple un enfant de 14 ans qui va dans un magasin acheter un jeux vidéo ayant un âge conseillé de 18 ans l'obtient quasiment sans problèmes, peut-être avec une petite remarque du vendeur ou de la vendeuse, alors qu'avec un âge obligatoire il ne l'obtiendrait pas et si un doute persisterait, une carte d'identité serait à montrer.
Dans le cas d'une interdiction totale, une personne voulant s'amuser avec des jeux violents n'aurait qu'à aller s'en procurer dans nos pays voisins et ainsi une interdiction ne servirait à rien et poserait encore un problème au niveau de l'Etat de droit, d'avoir une loi qui n'a aucun sens.
 
 
Je tenais à exprimer en ce samedi ma grande solidarité avec les employé-e-s de Dnata et Swissport, deux entreprises d'assistance au sol de l'aéroport de Genève, qui se sont mis en grève durant ce Week-end pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.
Sous l'effet d'une pression de plus en plus forte des compagnies aériennes et de l'aéroport qui veulent baisser et encore baisser les coûts du secteur des pistes et des bagages, les conditions de travail n'arrêtent pas de se péjorer pour eux. C'est inacceptable !
Il faut maintenant vraiment une convention collective de travail (CCT) pour que ces personnes puissent travailler dans de bonnes conditions et le fait d'avoir choisi pour la grève l'un des Week-ends les plus chargés de l'année et également le fait d'avoir donné aucun préavis à l'aéroport ont été les meilleures décisions pour faire pression et se rapprocher d'une CCT après que rien a bougé depuis qu'une pétition dans ce sens a été déposée l'année dernière auprès du Conseil d'Etat genevois.
 
 
C'est une proposition d'une camarade jeune socialiste reprise dans une pétition par le Parti socialiste zurichois: la suppression totale des devoirs scolaires, remplacés par des heures de devoirs surveillées après les cours.
Il est vrai qu'en Suisse beaucoup de parents n'ont ni le temps ni de l'argent ou parfois pas les capacités de soutenir leurs enfants dans leurs devoirs et pour éventuellement donner des cours d'appui ; cela pose un problème au niveau de l'égalité des chances.
La raison pour laquelle je m'oppose à une telle idée est qu'avec une véritable suppression comme demandée ici l'on enlève inacceptablement le droit aux parents qui veulent et peuvent être proches de la formation scolaire de leurs enfants comme l'ont été les miens au début de ma scolarité, de pouvoir suivre de la meilleure façon ce qu'ils et elles font à l'école.
L'offre en devoirs surveillées qui s'est déjà bien développée ces dernières années doit être encore être élargie afin que vraiment toutes celles et tous ceux qui ont en vraiment besoin puissent en bénéficier, mais pas au point où celles et ceux qui n'en nécessitent pas doivent également s'y rendre au lieu de rentrer à la maison.
 
 
Construite au début des années septante, la centrale nucléaire de Mühleberg se trouve à 10 km de la ville de Berne. 
Elle est la seule parmis les quatre centrales nucléaires de Suisse a avoir une autorisation d'exploitation de durée limitée. L'autorisation date de 1992 et tombera le 31 décembre 2012.
Alors qu'il faudrait également introduire une autorisation d'exploitation limitée aux autres centrales pour enfin pouvoir dans les prochaines décennies devenir totalement indépendant de l'énergie nucléaire, le département fédéral de l'énergie a décidé d'octroyer une autorisation d'exploitation illimitée à celle de Mühleberg. Il s'agit là d'un clair non-sens inacceptable. Et cette décision est d'autant plus scandaleuse lorsque l'on remarque que la Confédération s'est appuyée pour sa décision sur un rapport qui ne cite manifestement pas que de dangereuses fissures sont présentes tout autour de la centrale et surtout au niveau du manteau du coeur de la centrale ! Ces fissures représentent un véritable danger !
Il s'agit également d'une décision anti-démocratique, le peuple vaudois a largement voté contre une prolongation illimité lors des votations du 29 novembre dernier. Et bien que la votation était uniquement consultative, elle était à prendre en considération car le résultat pourrait être représentatif pour l'ensemble de la Suisse; il y a une véritable volonté au sein de la population de développer les énergies renouvelables et de sortir du nucléaire à moyen et long terme.
Un recours sera possible en début janvier 2010, j'espère et j'attends de la part du Conseil d'Etat de mon canton qui s'était opposé à une exploitation sans limites dans le temps, qu'il fera également partie des recourants.