NON à la fermeture de Cardinal à Fribourg ! 09/05/2010
J'exprime ma plus profonde solidarité avec les collaboratrices et collaborateurs de la brasserie Cardinal. Feldschlösschen a annoncé mardi sa fermeture définitive pour juin 2011. Je tenais à réagir directement le jour-même, via un article blog. Mais au vu que le choc fut si grand et si profond, les mots nécessaires pour rédiger une réaction manquèrent. Choqué tout d'abord de la façon abrupte avec laquelle la fermeture a été annoncée: Le Conseil d'Etat n'a été contacté que le soir d'avant et les employé-e-s ont en été informé le matin-même seulement, quelques instants avant les médias. Choqué de voir qu'en cas de fermeture 75 places de travail vont disparaître bien que le groupe ait annoncé sa volonté de trouver une solution pour chacune et chacun des collaboratrices et collaborateurs. Choqué par les possibles licenciements auprès d'autres entreprises où Cardinal constitue un important client, par exemple CFF Cargo. Choqué de s'imaginer le viol brutal du patrimoine fribourgeois en cas de disparition définitive de la brasserie. Cardinal appartient à Fribourg, c'est une marque qui est géographiquement liée à Fribourg et elle doit le rester. Y toucher ne va pas, la manifestation spontanée de hier réunissant près de 3000 personnes en moins de 24 heures en est la preuve que la population fribourgeois adhère à ce principe. Une autre question aussi qui se pose et à laquelle je réfléchis longuement depuis l'annonce de la fermeture est quel enseignement peut-on tirer de cette affaire quel que soit l'issue de celle-ci ? Cardinal s'est fait acheté par Feldschlösschen qui s'est lui-même fait acheter par Carlsberg. Cela a comme conséquence que maintenant avec ce combat contre la fermeture de Cardinal l'on a plus vraiment de personnes à qui s'adresser, les décideurs sont à l'étranger et ne pensent plus qu'au rendement économique en ignorant tout des encrages régionaux. Ce problème se poserait aussi pour une multitude d'autres entreprises suisses qui se sont fais rachetés par des multinationales. C'est pour cette raison qu'il me semble important et déterminant de les lister sans tarder et d'agir à l'interne de celles-ci sur les possibilités de crée des centres de compétences ici, pour ne plus avoir de craintes omniprésentes sur leur disparition au nom du profit à tout prix. Et pour le futur, il faut vraiment mieux réflechir aux autres possibilités présentes avant de livrer une entreprise bien ancrée au niveau d'une région à une multinationale, car un retour en arrière n'est vraiment pas une mince affaire. C'est la NZZ de jeudi qui nous l'apprend: un comité s'apprête à lancer une initiative populaire fédérale pour réintroduire la peine de mort pour les cas de meurtres avec violences sexuelles. Je m'opposes résolument à cette idée. Bien que je comprenne que des proches de victimes de graves actes aient des réflexions à ce sujet, une fois les émotions premières passées, il faut se rendre à l'évidence que l'Etat se placerait au même niveau que la personne ayant perpétrée l'acte si elle la tuerait, il faut punir un crime commis et non répondre à un crime par un crime. La peine de mort est à mes yeux un crime et non une quelconque possibilité de punition. Quant au droit d'initiative, je trouve ahurissant qu'aucun quelconque aspect au niveau de la validité de toute initiative populaire ne soit pas déjà regardé avant le lancement de celle-ci. Analyser uniquement au niveau de la Chancellerie fédérale sur le plan formel et ne regarder la validité qu'une fois les 100'000 signatures récoltées ne va plus ! Comprenant bien que ce fonctionnement n'ait jamais posé problème depuis de très nombreuses décennies, cette initiative populaire pour la réintroduction de la peine de mort est le signe ultime qu'il faut le modifier et ceci sans tarder. Il s'agit vraiment de tromperie envers le citoyen ou la citoyenne de donner à un groupement la possibilité de faire signer dans la rue pour un objet dont l'on sait déjà à l'avance clairement qu'il ne pourra en principe pas être appliqué, que de toute façon cela ne va mener qu'à moult remous. Il faut avant publication dans la feuille officielle donner la possibilité à la Chancellerie lorsque un grand soupçon au niveau de la validité existe, comme c'est le cas ici pour la réintroduction de la peine de mort (la Suisse a signée les protocoles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l'homme stipulant que la peine de mort est exclue), de transmettre le dossier à des juges d'un Tribunal comme le Tribunal fédéral. Très favorable encore il y a une année, lorsqu'il était question des minarets, à ce que les parlementaires fédéraux utilisent leur compétence de pouvoir rendre une initiative invalable une fois aboutie, j'y suis à présent bien moins en faveur au vu des risques représentés par une récupération politique d'une telle décision par les partisans de l'initiative. Laissons des juges trancher sur ces initiatives dites ''litiges'', laissons-leur cette compétence et qu'ils et elles le fassent bien avant de délivrer l'autorisation de débuter la récolte de signatures. Recommandation de vote de Simon Bischof 08/22/2010
1 X NON LE 26 SEPTEMBRE - SUISSE NON à la modification du 19 mars 2010 de la loi fédérale sur l'assurance-chômage obligatoire et l'indemnité en cas d'insolvabilité (LACI) Le loup en Suisse 08/07/2010
La présence du loup dans notre pays est un sujet de controverse récurrent. La politique d'abattage sans autre mesure que pratiquent les cantons ne mène à rien. Le Valais vient d'émettre l'autorisation de tir d'un loup, cette décision intervient suite à ce qu'elle en a déjà délivré plusieurs dont la dernière il y a une année, peu après à ce que le canton de Lucerne l'ait fait. Au vu que cet animal est protégé par une convention européenne que la Suisse a signée, ces autorisations devraient être exceptionnelles. Or que constates-ton ? Ces autorisations tendent à devenir systématiques et ainsi cette convention se retrouve violée. Il faut agir sans tarder ! Il faut mettre en place de suite un concept global et efficace de protection de troupeaux similaire à celui en vigueur au Nord de l'Italie où la cohabitation entre les troupeaux et l'animal ne pose aucun problème. Les actuelles pratiques en Suisse n'ont à mes yeux aucun autre but que la disparition du loup et ainsi de céder à la pression de ces si nombreux bergers qui croient que la montagne n'appartient qu'à eux. Laisser se promener des troupeaux sans protection relève d'une réelle volonté de pousser à l'abattage de la bête car il est logique qu'elle tue, elle aussi a besoin de se nourrir. Pour la recréation des PTT 08/02/2010
Il y a 12 ans et demi déjà, Postes, téléphones, télégraphes (PTT) qui a durant très longtemps été l'administration publique des postes et des télécommunications a été privatisé en deux entreprises: La Poste et Swisscom. Ce fut une des nombreuses conséquences du grand néolibéralisme soutenu par la droite qui sévit depuis plusieurs décennies et bien que beaucoup prédisaient déjà qu'une telle privatisation va mener à d'importantes pertes en matière de services public, même si ces deux entreprises gardent un statut particulier, cette bêtise a été réalisée. La Poste a fermé depuis lors d'innombrables offices de postes. Cette politique a très gravement détérioré le service rendu, l'on constate aujourd'hui que différentes régions du pays ont un office de poste pour tout un bassin de population où les gens doivent parcourir de nombreux kilomètres pour rejoindre le prochain office postal, c'est une aberration pure et totale ! Swisscom de son côté démantèle le réseau de cabines téléphoniques qu'elle possède. Depuis la disparition des PTT, leur nombre a quasi diminué de moitié et bien que l'utilisation du téléphone portable est en progression, ces cabines moins utilisées restent tout de même bien utiles car pas toutes les personnes ont un téléphone portable et celles qui en ont un ne l'ont pas forcément toujours sur soi, et pas toutes parmi celles qui ont en un et qui l'ont sur soi l'utilisent pour tout appel ! Comme je l'aime affirmer lors de discussions régulières sur ce sujet, une nouvelle technologie ne remplace pas ''l'ancienne''' mais la complète. La Poste et Swisscom font des millions de bénéfices par année, elles ont les moyens d'avoir un réseau d'offices de poste et un réseau de cabines téléphoniques denses, qu'elles en ont un ! Cette logique de miser sur la rentabilité à tout prix qui se répand dans plus en plus de domaines, comme les transports publics aussi où il est question de supprimer de très nombreuses lignes de transports publics régionales en faisant des coupes dans les subventions fédérales, et qui détériore très gravement le service public auquel une large majorité de la population, dont moi-même, est attaché, va droit au mur. C'est pour cette raison que je vois d'un très bon oeil une recréation des PTT, facilitée par le fait que Swisscom et La Poste connaissent actuellement des rapprochements au niveau de certaines prestations, afin de pouvoir garantir un service de qualité à chacune et à chacun. Dans un avenir proche, il sera déjà question de stopper de nouvelles fermetures d'offices de poste en créant une banque postale et de continuer à financer le service universel en gardant un monopole résiduel sur les lettres, avec la votation sur l'initiative postale du Parti socialiste. Me voilà parti le lundi 5 juillet dernier pour un séjour vacancier et politique de 6 jours à Londres, me disant qu'ayant qu'une semaine de vacances cet été, qu'aucun évènement politique majeur en Suisse ne risque d'avoir lieu alors que je suis à l'étranger compte tenu notamment de la pause estivale qui a débuté en ce tout début de mois de juillet. C'est vendredi soir en me rendant comme tous les jours de la semaine à l'internet café du coin pour lire La Liberté du jour en PDF, que je constate en arrivant sur la page d'accueil du quotidien que je me suis trompé et qu'il ne faut pas croire que parce qu'il y a la pause annuelle qui s'est imposée que rien ne peut arriver: Moritz a annoncé sa démission pour la fin de l'année et a ainsi pris tout le monde de court et me dit comme d'autres personnes du parti qui sont également partis en vacances cette semaine-là ''qu'il n'est même pas possible de partir loin sans que notre conseiller fédéral zurichois n'annonce son départ''. Bien que sur le moment l'on se dit également qu'il est surprenant qu'il ait décidé ce moment-là pour faire cette annonce, il est à dire après coup que même si l'on ne s'y attendait pas, que le moment choisi n'est tout de même pas si surprenant que cela. Appréciant depuis le début de ses activités politiques crée des surprises pour des sujets clés, compte-tenu que la plupart des indications sur sa démission étaient déjà connues, il n'avait quasiment plus que sur un point la possibilité de mettre sa dose de surprise dans ce chapitre: celle du moment-même de son départ et il l'y a mis. Quant aux impacts de cette annonce si tôt pour le 31 décembre prochain, je n'en vois aucuns. La pause estivale étant juste commencée, je m'attends à ce que même si l'on en discute encore ces jours, que cette discussion s'arrêtera et redébutera cet automne et ainsi ça serait venu au même s'il aurait annoncé son départ du département de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication un peu moins tôt. ça aurait été juste un peu moins une surprise, alors que là en l'annonçant il y a une semaine, son besoin de crée encore une belle surprise a été assouvie entièrement. Par sa démission avant la fin de la législature, il laisse ainsi aussi à Micheline Calmy-Rey, l'autre conseillère fédérale socialiste, la possibilité d'être comme lui une deuxième fois durant une année présidente de la Confédération après l'avoir déjà été en 2007. Quant à son bilan il est globalement positif. Moritz Leuenberger s'est notamment activement engagé en matière de politique des transports avec pour exemple les NLFA et la mise en place de Rail 2000 et la planification de Rail 2030. C'est aussi probablement le conseiller fédéral qui a le plus gagné de votations populaires. Quant aux points négatifs, j'en en vois deux principalement et ce sont ceux-ci qui sont notamment responsables du fait que son départ représente également un certain soulagement. Premièrement, le fait d'être 15 ans au Conseil fédéral est à mes yeux très long, même trop long et il faudrait, et c'est un avis personnel n'engageant que moi-même, limiter pour ne pas ravoir un cas Leuenberger, le nombre de mandats maximums d'un conseiller fédéral à trois législatures, ce qui représenterait 12 ans, une durée déjà suffisamment longue pour une telle fonction. Deuxièment ce qui m'a également dérangé à lui est le fait qu'il ait été trop à droite en matière de services publics, c'est aussi la raison pour laquelle la Jeunesse socialiste suisse avait déjà demandé sa démission en 2002. Bien conscient que l'un ou l'autre programme de démantèlement dans ses domaines s'est fait durant sa présence au Conseil fédéral en raison qu'il a dû se plier à la majorité de droite, cela ne justifie pas certaines attitudes qu'il a eu alors qu'il avait encore soi-même une marge personnelle de manoeuvre. Quant à la succession de Moritz Leuenberger, dans le premier round de discussion qu'il y a déjà eu, je regrette un peu que l'on se soit déjà focalisé sur le fait que sa successeur sera une femme et alémanique. Bien consicient que le Parti ait presque dans chaque canton suisse-allemand au moins une candidate potentielle, il me semble également pertinent de se pencher sur le fait que le/la successeur puisse aussi être une personne issue du mouvement syndical, même si c'est un homme et même si ce n'est pas un alémanique. Depuis l'ère Willi Ritschard dans les années 70 et début des années 80, plus aucun conseiller fédéral n'était vraiment issu du syndicalisme. Et bien conscient qu'un conseiller fédéral une fois en place doit quitter certaines de ses propres convictions pour adopter celles de la majorité de droite, il me semble déterminant déjà au niveau de la représentativité d'avoir vraiment un personnage simple, défenseur des petits gens au plus haut niveau de la Confédération et le Parti socialiste ayant depuis toujours été LE représentant de ces personnes-là, c'est à lui que revient ce rôle à ce que toutes les couches sociales de la population s'y sentent représentées. Comme successeur - femme alémanique, deux noms circulent principalement actuellement: celui de Jacqueline Fehr et celui de Simonetta Sommaruga. Je tiens ici à indiquer ma préférence à Jacqueline Fehr au vu que je considère Simonetta Sommaruga tout comme Moritz Leuenberger également trop à droite en matière de services publics pour être à la tête du DETEC que le PS tient à garder. Solidarité avec le personnel d'ISS Aviation 07/15/2010
J'exprime en cette fin de semaine, ma plus forte solidarité avec les collaboratrices et collaborateurs de l'entreprise ISS Aviation à Genève. Cette entreprise, responsable notamment du nettoyage des avions et du lavage des toilettes de l'aéroport, a, en quelques sortes, résilié en juin la convention collective de travail CCT qu'elle avait signée avec le syndicat des services publics et a, à sa place, conclue des contrats inviduel à des conditions pour la plupart bien différentes de celles de la CCT. Afin que cette CCT reste maintenue et soit respectée par ISS Aviation, afin de ravoir les conditions de travail dignes d'avant, les employé-e-s sont en grève depuis maintenant une semaine. Je leur adresse mes voeux de courage et de détermination dans ce bras de fer qui risque de durer. Formation syndicale à Bourg-St-Pierre (VS) 07/02/2010
Après avoir déjà été présent à deux camps de formation politique (camp d’été 2009 et camp de Pâques 2010 de la Jeunesse socialiste suisse), j’ai participé avec d’autres personnes du Syndicat de la Communication à une semaine de formation syndicale la semaine dernière à Bourg-St-Pierre. Le premier jour a débuté à 10h. Des indications sur la semaine sont données de la part du comité d’organisation avant que chacune et chacun ne présente son voisin ou sa voisine de table. Comme pour tous les autres exercices de la semaine, la scène est filmée avant d’être diffusée aux participant-e-s sans tarder en l’interrompant régulièrement pour laisser un-e membre du comité d’organisation exprimer une critique constructive sur une attitude ou une déclaration précise. L’après-midi il est annoncé qu’il y aura deux mises en scène de situations avec une certaine préparation nécessaire: une montrant un entretien de négociation, et une montrant une assemblée générale. Deux groupes sont formés et ont leur après-midi pour se préparer. Le lendemain matin débute par la scène de négociation où le groupe se retrouve devant trois membres du comité d’organisation de la semaine qui jouent le rôle de l’employeur. La scène est très réaliste et a représenté pour les participant-e-s un bon exercice. L’après-midi est dédié à la convention collective de travail CCT Poste, avec sa lecture et un exercice captivant qui y est lié. Le lendemain le syndicat est présenté en détail où l’on apprend de nombreux avantages secondaires mais qui représentent tout de même des avantages bien que le Syndicat s’engage avant tout au niveau des salaires, des conditions et de la CCT. L’après midi l’on annonce que le lendemain un débat au sujet de l’initiative postale aura lieu. Les participant-e-s obtiennent du temps pour s’y préparer. Comme pour la scène de négociation, trois membres du comité d’organisation de la semaine jouent un rôle, cette fois-ci deux d’eux des opposant-e-s et une d’elle la modératrice. C'est l'exercice qui m'a le plus plu. Après ceci, toute personne a dû présenter le syndicat en s’appuyant notamment sur différents points déjà vus durant la semaine. L’après midi a représentée la partie récréative de la semaine avec une sortie dans la nature où des grillades ont eu lieu. Le lendemain, la scène d’assemblée générale a lieu, un exercice intéressant et autant passionnant que celui de négociation. Le dernier jour a débuté par des explications au sujet de FOCUS, le formulaire d’évaluation du personnel et s’est terminé par le nettoyage, et le départ du camp. Il est à tirer un bilan très positif de ce cours qui a beaucoup apporté à chacune et à chacun qui est rentré-e avec de nouvelles connaissances et de nouvelles compétences acquises. 54 % des votant-e-s ont refusé aujourd'hui, au niveau cantonal en Argovie, l'augmentation du nombre de dimanches que peuvent ouvrir les magasins. Ce résultat démontre, une fois de plus, la volonté qu'il existe au sein de la population contre une quelconque libéralisation prônée par la droite. Dans l'histoire récente, après que Fribourg ait dit NON en septembre dernier à l'ouverture des magasins jusqu'à 17h le samedi, que le canton de Schwyz a dit NON en novembre à l'augmentation du nombre de dimanches que peuvent ouvrir les magasins, c'est autour d'Argovie aujourd’hui de dire NON. Ces résultats sont très réjouissants, dans le canton de Schwyz en particulier où il faut tenir compte que le NON a été atteint alors que la gauche est soutenue en général par une infime minorité de la population comme l'on le sait. Il est donc à tirer un bilan rassurant en ce qui ce concerne, ce n'est pas pour autant une raison de se démobiliser: la coalition entre vendeuses et vendeurs, leurs proches, du Parti socialiste et des syndicats qui est une coalition à succès doit continuer d'exister, de nouveaux scrutins touchant aux ouvertures des magasins sont attendus; il faut continuer sur cette voie ! Crée en 1899, le Haras national est le centre de compétences pour le cheval en Suisse. Ce printemps, le Conseil fédéral a annoncé sous l'impulsion du ministre des finances de droite Hans-Rudolf Merz, vouloir le supprimer en l'ajoutant sur la liste des mesures d'économies prévues de la Confédération. Contre sa fermeture une pétition a été lancée, munie de 60'000 signatures elle a été déposée hier à Berne. Je tiens ici à remercier encore tous et toutes celles et ceux qui l'ont signé. Ces 60'000 signatures obtenues en si peu de temps qui sont dignes d'un référendum montre à quel point il existe une réelle volonté de vouloir sauvegarder ce Haras. Il représente un important bien culturel pour l'ensemble de la région formée des cantons de Vaud et de Fribourg. La Confédération a les moyens de le sauvegarder, qu'il le sauvegarde ! Et quant à la possibilité de reprise par un promoteur privé, j'y suis très sceptique. Sceptique car au delà d'être un centre de compétences en général pour le cheval, le Haras national l'est en particulier pour certaines races non-rentables pour lesquelles le fait que le Haras soit en mains de l'Etat garantie leur survie, alors que s'il est en propriété privé ceci risque vraiment de changer, les exemples sont suffisamment nombreux pour démontrer que lors de la privatisation d'une institution ou de quoi que ce soit, cela mène a une recherche de profit et une rentabilité à tout prix. |









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